Troisième volet centré sur Deadpool avec l'emblématique Ryan Reynolds, Deadpool & Wolverine marque l'entrée de l'antihéros dans le MCU. La recette ayant fait le succès des précédents opus ne change pas d'un iota : un héros irrévérencieux à la langue bien pendue, de l'action à gogo, de la violence gore gratuite, du cynisme et un 4e mur inexistant (avec moult blagues sur Fox, le précédent propriétaire des droits). C'est déjà ce qu'on peut reprocher au film, qui ne fait que reproduire et n'invente finalement pas grand chose. L'entrée dans le MCU se fait via le TVA de la série Loki, ce qui est un peu dommage tellement ça devient bordélique et incohérent. Le réel intérêt tourne autour de Wolverine, lui aussi intégrant le MCU avec un Hugh Jackman déprimé et patibulaire. Sans oublier l'antagoniste, Cassandra Nova magnifiquement interprétée - mais elle aussi incohérente.
Alors que l'univers de Deadpool approche de sa fin, l'antihéros part à la recherche d'un Wolverine dans d'autres univers puis, une fois les deux piégés dans le purgatoire, ils cherchent à en sortir par tous les moyens pour combattre le TVA et sauver l'univers. Le film ne brille pas par son scénario, ce n'est d'ailleurs pas son intérêt donc pas la peine de s'attarder sur tout ce qui cloche. Quelques scènes d'action sortent du lot : l'introduction avec le cadavre de Wolverine, les deux combats Wolverine vs. Deadpool, la fin de Chris Evans (pas en Cap'tain America cette fois), la centaine de Deadpools en royal combat. Mais derrière l'apparence du politiquement incorrect, on ne retrouve que du très attendu : alors qu'ils ne s'aiment pas au début, ô surprise Deadpool et Wolverine vont finir par devenir giga bros. Et je parle même pas du combat final et de la conclusion, du marshmallow indigne d'un Deadpool. Ils ont pompé sur le scénario de Quand Harry rencontre Sally ou quoi ?