Une ambition folle, mais un film qui manque de magie

Death of a Unicorn propose des idées de fantasy amusantes, mais souffre d’une exécution répétitive.

À la fois comédie d’horreur « empale-les-riches », film de monstres fantastique, et drame père-fille sur le trauma, Death of a Unicorn aborde plus de tons et d’idées qu’un cinéaste solidement installé ne pourrait probablement gérer, donc il n’est pas surprenant que le scénariste-réalisateur Alex Scharfman, pour son premier long métrage, peine à maîtriser tout cela.

Mais il faut admirer l’ambition et la vision complètement barrée.


L’avidité bornée de la classe dirigeante est une cible assez facile, et Death of a Unicorn peut paraître suffisant et extrêmement content de lui-même.

Les aimants à charme Jenna Ortega et Paul Rudd font de leur mieux pour sortir cette comédie horrifique des sables mouvants des clichés qui l’entourent, mais c’est une cause perdue.

Ce qui devrait être un plaisir cruel et méchant est pourtant plus proche du « bof ».


Les meurtres façon slasher sont efficaces, et quelques répliques lancées au passage arrachent des rires.

(J’ai aimé quand Leoni a informé ses invités que son majordome préparait « ma fameuse moussaka » pour le dîner.)

Mais une grande partie du film est à la hauteur de son titre : c’est juste sans vie.


Le scénariste-réalisateur Alex Scharfman arrive au bout des directions possibles pour son histoire, tandis que l’intrigue ne parvient pas à s’épaissir.

Il y a bien des lueurs de grandeur cachées dans ce film, mais tout son potentiel reste inexploité, et ce délire fantastico-pharmaceutique finit par être étonnamment oubliable.

Peut-être qu’un réalisateur expérimenté aurait pu y parvenir, mais Scharfman n’en est pas encore là, et le résultat est un raté au ton confus, filmé et monté sans grâce, qui gâche son concept entre suspense forcé et effets numériques laids et peu convaincants.


La comédie d’horreur, hélas, est un équilibre délicat, et faire danser un film sur la corne d’une licorne l’est plus encore ; celui-ci avait clairement besoin d’un peu plus de poussière de licorne.

Malheureusement, la fin, comme tant de choses avant elle, manque de cette magie particulière, que même une licorne ne peut pas fournir.

VinylToPixels
5
Écrit par

Créée

le 5 févr. 2026

Critique lue 8 fois

VinylToPixels

Écrit par

Critique lue 8 fois

1

D'autres avis sur Death of a Unicorn

Death of a Unicorn

Death of a Unicorn

2

S_Gauthier

185 critiques

Corny

Death of a unicorn est un film de monstre écrit et réalisé par Alex Scharfman, sorti en 2025 et qui a bénéficié d'un petit coup de projecteur grâce à sa distribution assurée par A24. Paul Rudd et...

le 30 avr. 2025

Death of a Unicorn

Death of a Unicorn

3

lepetitbreton

1246 critiques

Critique de Death of a Unicorn par lepetitbreton

Une comédie horrifique ni drôle ni effrayante, bien trop longue pour le peu d'idées qu'elle a à offrir, avec des personnages caricaturaux et une DA d'une platitude affligeante. C'est réalisé avec...

le 29 avr. 2025

Death of a Unicorn

Death of a Unicorn

7

Trilaw

1923 critiques

« Cheval magique mort »

Elliot et sa fille percutent accidentellement une licorne. Une firme pharmaceutique s’intéresse à ses propriétés curatives miraculeuses. Avec une placidité de jugement exempte de toute exubérance...

le 15 mai 2025

Du même critique

Good Luck Have Fun Don't Die

Good Luck Have Fun Don't Die

8

VinylToPixels

1485 critiques

Une comédie apocalyptique sur l’IA

Dans ce qu’il a de meilleur, Good Luck, Have Fun, Don’t Die est un rêve fiévreux plein de rires, pourtant incroyablement sombre et poignant, qui plaide pour un avenir de l’IA plus sûr. La maîtrise du...

le 30 janv. 2026

Wonder Man

Wonder Man

7

VinylToPixels

1485 critiques

Un pas clair dans la bonne direction

Une série comme « Wonder Man » pourrait être le remède à la lassitude des super-héros dont le vrai Hollywood souffre depuis des années. En racontant des histoires plus intimes comme « Wonder Man »,...

le 28 janv. 2026

Widow's Bay

Widow's Bay

8

VinylToPixels

1485 critiques

Une étrange alchimie entre horreur et absurde

De tels changements de ton font de la série de Katie Dippold un bien curieux spécimen, à la manière d'Atlanta ou de Barry qui étaient inclassables (Hiro Murai, le réalisateur de cette série, a...

le 29 avr. 2026