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le 3 juil. 2022
SuivreFactice Instinct
Jamais. Non, jamais je ne suis parvenu à rentrer dedans. On aura beau mobiliser tous les arguments formalistes qui soient – arguments que ce Decision to Leave peut fournir à foison et ça je l’entends...
Les réalisateurs du cinéma coréen sont, depuis un moment, des artisans incontournables du Septième Art.
Que ce soit:
- Kim Jee-woon (le sanglant J'ai Rencontré le Diable / le délirant Le Bon, la Brute et le Cinglé / A Bittersweet Life...);
- Park Hoon-jeong (le thriller ultra-violent Night in Paradise...);
- Na Hong-jin (le pur polar The Chaser / l'horrifique The Strangers...);
- mon chouchou Bong Joon-ho, dont j'admire l'éclectisme de sa filmographie sans jamais se rater (Okja / Memories of Murder / Mother / Parasite / The Host / Snowpiercer...);
Et Park Chan-wook (The Old Boy, Mademoiselle, Sympathy for Mister Vengeance...) qui réalise sans doute avec Decision to Leave, son œuvre la plus aboutie et posée.
Une histoire d'amour déguisée en polar (celui de la veuve noire) très moderne. Paradoxalement assez léger dans sa première partie avant de basculer dans le romantisme noir.
In the Mood for Love vient d'ailleurs à l'esprit.
Mais pas que: Vertigo, le grand classique d'Hitchock (matrice du cinéma du genre) est l'inspiration du film, mais intelligemment digérée par Park Chan-wook.
La direction et l'interprétation du duo d'acteurs sont d'une grande finesse, sublimés par une mise en scène éblouissante (prix amplement mérité à Cannes cette année), sans pour autant être tape à l'œil.
Le tout également porté par une photographie saisissante et une bande originale tout en subtilité.
Un des films de l'année sans conteste.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2022
Créée
le 11 oct. 2022
Critique lue 130 fois
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