6 ans après son excellent et alambiqué "Mademoiselle",
Le réalisateur du célèbre triptyque sur la vengeance avec le terrible et sublime Old Boy nous revient avec cet excellent "Decision to leave".
Grand amateur du cinéma coréen, Park Chan-Wook a été pour moi une découverte dans sa manière de réaliser la mort, l'amour, la vie.
Decision to leave est un film au départ très complexe par son rythme, et par le style de réalisation avec ce flic qui suspecte une jeune femme chinoise.
La réalisation est diablement perturbante, mais une fois que j'ai accroché à l'histoire encore une fois je suis resté bluffé par cette histoire d'amour et de meurtre ou l'inverse.
Ce jeu entre un flic qui a une vie bien rangée, et qui ne voit sa femme que le weekend et une suspecte totalement envoutante fait de ce film, au fur et à mesure un bon, puis un grand, puis un très grand film.
Tellement d'étapes essentielles du cinéma de Park Chan-Wook ont un peu comme son "Mademoiselle" finit par m'emporter puis me séduire complètement.
Ce cinéma est à part, les codes sont parfois déstabilisants mais pendant deux heures et quelques je me suis immergé dans un autre monde, un autre cinéma, une autre idée que l'on peut se faire d'une histoire d'amour.
D'ailleurs quand cet amour est aussi invisible n'est-il pas finalement le plus intense.
L'actrice Tang Wei est tout et son contraire et nous emmène avec Park Hae-il là ou on ne veut pas allez, et pourtant nous y allons.
Ce cinéma est aussi un cinéma avec des images sublimes.
Des scènes d'une grande poésie, avec toute cette violence qui rode autour de ses deux personnages totalement perdus.
Decision to leave mérite d'être vu au départ, puis d'être apprécié ensuite, pour finir par une vraie dégustation d'une oeuvre magnifiée par deux acteurs aux antipodes chacun l'un de l'autre.
Enigmatique, et c'est pas automatique