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le 14 juil. 2026
SuivreDespair Disease
Il serait peu dire que Decorado a été une très grosse surprise lors du Festival d'Annecy 2026. Si le projet était très attendu, il a souffert d'une sortie à la limite du catastrophique en festival...
Le niveau de désespoir existentiel et de cynisme du réalisateur a augmenté d'un cran depuis son film d'animation précédent, Unicorn Wars : après avoir passé à la moulinette les thèmes de la guerre et du racisme, il s'attaque cette fois à la vie sociale et à son organisation la plus basique.
Quant au niveau de détournement référentiel, il s'est affiné et précisé : ici, il est principalement centré sur l'univers de Disney.
D'après ses dires, le film est inspiré de The Truman Show, des cartoons classiques de Mickey et de Scènes de la vie conjugale de Bergman.
Dans la ville d'Anywhere, sous la coupe de l'entreprise ultralibérale ALMA, Arnold et Maria Mouse sont des travailleurs déclassés, exploités ou au chômage comme la plupart de la classe moyenne. Leur couple va mal, mais ALMA leur fournit des drogues pour qu'ils soient heureux.
Arnold semble être le seul à questionner la réalité de cette existence, ce qui alimente son malaise existentiel et sa paranoïa.
La Fée Clochette est en noir et blanc et s'appelle Dépression, un démon esseulé joue de la lyre non pas sur le Mont Chauve mais dans la forêt obscure, une sirène inversée à tête de poisson se lamente de ne pas être aimée, Ronald le canard est un ancien enfant star devenu clochard alcoolique, un vieux hibou est un serial killer prédateur, des rats et des opossums SDF vivent en communautés de drogués, les chiens constituent une milice policière brutale, les chats sont des geôliers, les oiseaux chantent comme des notifications Twitter, la forêt qui entoure la ville passe son temps à être incendiée...
Dans ce film qui alterne entre thriller psychologique et conte horrifique, Vázquez dévoie tous les clichés Disney pour les intégrer à cette dystopie glauque régie par l'exploitation, la déréalisation et l'aliénation.
Le premier niveau de lecture repose évidemment sur une critique très virulente de nos sociétés industrielles modernes, mais le film interroge aussi la possibilité même de s'y soustraire : le refus du jeu social ne garantit ni la liberté ni le bonheur. Il parle également de l'usure des sentiments et de la perte des rêves.
Ça pourrait être un propos de vieil anar' qui encourage à la révolution, mais même ça semble voué à l'échec. Il pousse le bouchon plus loin, comme à son habitude : la comédie humaine est intrinsèquement grotesque, désespérée et illusoire.
Donc choisis ton poison, camarade : tu la joues ou tu t'y refuses. Dans les deux cas, tu souffres.
Formellement, il est toujours dans le même créneau d'animation qui mêle esthétique enfantine, humour noir et violence, tout en parvenant à en tirer une certaine poésie tragique. Il le fait mieux que personne et c'est sans doute actuellement le seul à avoir poussé cette logique jusqu'au bout du bout, ce qui rend sa voix si singulière.
La BO de Joseba Beristain accompagne parfaitement l'image, alternant entre musique d'ambiance anxiogène et citations ironiques de clichés musicaux.
Créée
il y a 5 jours
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le 14 juil. 2026
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il y a 5 heures
Suivrej'y suis allé avec une réelle envie d'aimer ce film ; le début est prometteur et marrant. Puis le film se referme sur lui-même ; ne laisse pas de respiration au spectateur qui est confronté à une...
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il y a 5 jours
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le 22 août 2026
SuivreBon... C'est assez compliqué d'aimer The End of Oak Street de David Robert Mitchell.Je suis plus que mitigé, surtout qu'après 8 ans de hiatus depuis son dernier film, on était en droit d'attendre...
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il y a 3 jours
SuivreUn bel hommage au Kaijū le plus célèbre et aux films de la Tōhō.On sent que ça a été fait avec soin et amour. Je me demande dans quelle mesure ça peut être apprécié si on a pas le goût et la culture...
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