Deep Water réussit un exploit rare, celui de transformer un thriller en somnifère. Le suspense est porté disparu, les personnages ont autant de charisme qu’une table de chevet si bien qu’on finit par ne plus se soucier de leur sort et chaque rebondissement donne l’impression d’avoir été écrit pendant une pause café un lundi matin.
Comme si ça ne suffisait pas, les effets spéciaux donnent l’impression d’avoir été terminés la veille de la sortie. Les requins sont tellement mal modélisés qu’ils ressemblent parfois à des cinématiques de jeu vidéo du début des années 2000. À aucun moment ils ne paraissent crédibles, ce qui ruine le peu de tension que le film essaie de construire.
À la fin, je n’avais qu’une seule question : pourquoi ai-je coulé avec le film au lieu de quitter le navire ?
On m’avait vendu des eaux profondes. J’ai surtout eu droit à une flaque d’ennui.