Vingt-sept ans après avoir dynamité le cinéma de squales, Renny Harlin tente le hold-up parfait en fusionnant désastre aérien et huis clos marin. Dans DEEP WATER, pas question de disserter trois heures sur l’état d’âme des rescapés : le cinéaste finlandais mise tout sur l’impact viscéral d’un crash brutal et la tension suffocante d’une géographie maritime instable.
Face à l’océan, Aaron Eckhart livre une prestation solide, portant à bout de bras des archétypes que n'importe quelle production contemporaine aurait sacrifiés sur l'autel du numérique informe. La gestion de l’espace entre carcasse immergée et radeaux de fortune claque avec la précision d’un artisan des nineties. Pourtant, derrière cette décharge d'adrénaline pure, DEEP WATER dissimule un revers de production surprenant qui en dit long sur l’état actuel du cinéma de divertissement. Entre parti pris pratique audacieux et compromis scénaristiques frustrants, le réalisateur a-t-il réellement réussi son pari ?
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