Le problème majeur du film est le langage. Que ce soit l'histoire avec des personnages qui peinent à se comprendre dû à la barrière de la langue, ou avec la mise en scène, qui ne parvient pas à s'approprier son propre langage cinématographique.Je me suis senti comme les touristes allemands, à ne pas comprendre le langage (visuel pour moi), où il peinait à m'amener... Le film n'est pas aussi savant et ambivalent que son personnage principal.

À l'image du film, j'ai cherché tout le long l'intérêt et les motivations qui avaient poussé la cinéaste à réaliser Dégel. Que voulait-elle dire et transmettre à travers ces 1h50 de vide glacial.


Trop stéréotypé et trop vu et revu. Les allemands sont colériques, les ados fument en cachette... si ça avait été en toile de fond, pourquoi pas. Mais ici, rien d'autre n'est montré. Les images n'ont qu'un sens et qu'une seule fonction : montrer sans point de vue des personnages inintéressants.

Pas de surprise, pas de style non plus... Plus d'audace, moins de conformisme.


L'aspect politique n'a pas été assez développé à mon goût. Sans recherche préalable, on ne peut saisir que partiellement ce que vit le pays, nuisant à l'intérêt du récit. De plus, que le film soit fait du point de vue d'une enfant ne facilite pas la donne, elle semble, bien sûr, distanciée à tout ça. Ne pensant qu'à déléguer ses devoirs aux autres et faire du ski. La télévision n'aide pas à comprendre le contexte, je trouve, mais nous fait comprendre indirectement que quelque chose se passe sur le plateau politique, sans détails.


La musique ne soutient rien, ne pas en mettre aurait donné un résultat similaire voire meilleur. On marche sur des sentiers déjà tracés, à la manière de l'enfant qui avance sur les pas déjà enfoncés dans la neige. Aucun renouveau.


Une idée, un choix qui me fait dire que le film voulait faire ressentir une émotion : le filtre de couleur final. On comprend que cette écharpe affecte fortement la petite fille et qu'elle lui reste en tête, même dans un moment heureux. Elle revoit sa mère, mais peu importe, celle avec qui elle a véritablement partagé des moments forts et conviviaux a été avec Hanna.

Cette fin donne finalement sens au film légèrement boiteux et aveugle. Comme dans le pays, on ne dit pas tout et cette fille qui est partie pourrait représenter le renouveau au Chili. Les adultes l'ont tant cherchée, mais c'est celle qui l'aimait vraiment qui, sans la chercher, la retrouve.


Le film n'est pas marquant ni audacieux, mais il m'aura poussé à me renseigner sur la politique d'un pays que je ne connaissais absolument pas.

LucasLeRat
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