3
le 11 févr. 2025
SuivreDe l'opportunisme.
Je vais peut-être être un peu dur, mais... Comme on dit chez nous (pour paraphraser le film qui se sert de multiples caricatures), il y a beaucoup de question sur le genre de film dont on a affaire...
Je vais peut-être être un peu dur, mais... Comme on dit chez nous (pour paraphraser le film qui se sert de multiples caricatures), il y a beaucoup de question sur le genre de film dont on a affaire par ici.
Un reubeu, ouvrier dans une usine de matelas, va avoir une promotion, sauf que celle-ci est gâchée par une décision du grand patron de délocaliser en Inde. Sa compagne accepte un peu à contrecoeur de partir avec lui et le voilà embarqué dans une histoire où il perdra sa place... Et devra mettre les moyens pour récupérer... Sa donzelle.
Rassurez-vous, il y arrivera.
Et c'est bien là le problème majeur. Ils se sont mis à quatre pour nous pondre le scénario d'un type qui s'édifie et arrive à dépasser les différents sociaux-culturels (que ce soit avec les ouvriers qu'avec sa compagne via ses parents) dans un film complètement dépolitisé, ou finalement cette histoire d'usine et de voyage n'est qu'un prétexte qui aurait pu être intégré dans n'importe quel pays du monde. De là à penser que le choix de cette région s'est faîtes pour le plaisir du voyage aux frais de la production, on en a l'habitude avec le cinéma français.
On se laisse entraîner dans l'humour un peu facile et la vengeance de fin, les réalisateurs ayant visiblement des comptes à régler avec les racistes, ce qui, en soi, est tout à fait compréhensible. Mais si vous voulez un regard frais et original sur les enjeux sociaux du racisme et de la lutte des classes, passez votre chemin.
On notera la fin un peu étonnante. Le personnage principal n'apprécie pas que sa belle famille lui mette de force du cochon dans son assiette, mais fait de même vis à vis de son pote indien concernant le veau du curry. Est-ce une manière de parler de la reproduction sociale (un peu comme lorsqu'il augmente les cadences de son usine en tant que contremaître alors qu'il les refuse en tant qu'ouvrier) ou c'est juste une vanne ponctuelle ?
Espérons que ce soit une référence à la reproduction sociale, ça mettrait du relief à ce truc sans intérêt, dont la seule réelle qualité est la photographie, qui détonne un peu du reste du cinéma grisâtre habituel.
Créée
le 11 févr. 2025
Critique lue 1.8K fois
3
le 11 févr. 2025
SuivreJe vais peut-être être un peu dur, mais... Comme on dit chez nous (pour paraphraser le film qui se sert de multiples caricatures), il y a beaucoup de question sur le genre de film dont on a affaire...
4
le 13 mars 2025
SuivreDélocalisés… un titre qui résume déjà toute l’inspiration du projet : simple, fonctionnel, et à peine plus engageant qu’un PowerPoint d’entreprise sur les avantages de l’optimisation fiscale. Ali et...
3
le 13 juil. 2025
SuivreSeule bonne vanne du film : l'attribution des prénoms "français" aux employés indiens des matelas Lidou. Voilà, c'est vraiment bien peu, sur ces 1h25 qui en paraissent le double, alourdis par une...
3
le 24 déc. 2015
SuivreOuais bon, habituellement, moi les salles de cinéma je ne fréquente plus ou si peu, faut dire qu'il faut en avoir les moyens et puis, moi, les moyens, je préfère les utiliser pour constituer une...
7
le 10 avr. 2014
SuivreSalut mon gars, ça marche ? T'aurais pas une petite pièce ? Hein, quoi ? T'es là pour que j'te parle d'mon histoire ? Mais c'pas moi qui devrait t'raconter mon histoire, laisses plutôt le Pilier De...
3
le 30 nov. 2023
SuivreMarseille n'y est pour rien, et paie très cher le fait qu'elle ait été fondée au bord de la mer. C'est une ville monde, bouillonnante, caractérielle, qui vit et survit à travers la folie de ses...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème