Le pitch en une phrase : Georges est un vétéran de guerre souffrant de démence qui se voit donc obligé de vivre avec une infirmière cachant un lourd secret et la cohabitation ne va pas bien se passer du tout.
J'ai bien aimé : Dementia traite de trois aspects : la sénilité, la maltraitance faite aux personnes âgées et la difficulté d'être écouté et pris au sérieux lorsque l'on est assimilé malade psychiatrique. Trois grands thèmes pas évidents mais bien abordés sans en faire des tonnes non plus, auxquels s'ajoute évidemment celui du traumatisme de guerre. Davantage thriller qu'horreur - malgré une scène ou deux un peu hémoglobinaires, c'est un film sombre, durant lequel on ne sourit pas, où les secrets du passé et les souvenirs enfouis sclérosent chaque personnage jusqu'au point de non-retour. Une interprétation très poignante de Gene Jones
J'ai moyen aimé : L'histoire et le scénario sont carrés, rigides. L'avantage est que l'on ne s'éparpille pas. L'inconvénient est que l'on n'est pas surpris.
J'ai pas aimé : Un twist final ni très intéressant, ni très crédible et en tout cas superflu. Davantage de scènes de tensions entre le vieil homme et l'infirmière n'auraient pas été de refus, cette dernière virant très rapidement du côté psychopathe de la Force sans vraiment de préliminaires.
La conclu en une phrase : Un thriller propre, à la limite du propret, qui aurait pu pousser la réflexion autour de ces importants sujets sociétaux un peu plus loin mais qu'un conformisme général cantonne finalement à l'inoffensivité.
TW : Maltraitance animale, sénilité, sang,