Une femme a quitté son vieux mari pour épouser un homme plus jeune. Dix ans plus tard, une rivale apparait. Jean Stelli avait un goût certain pour le mélodrame (Le voile bleu) mais guère le talent pour y exceller. Il n'est pas aidé ici par le scénario inerte de Françoise Giroud qui ne montre aucune originalité dans le traitement d'un sujet vieux comme le monde : l'adultère. Le point de vue est celui de la femme mûre, trompée à son tour, alors qu'elle a joué le rôle de la maîtresse, une décennie plus tôt. Malgré des dialogues sans grande saveur, l'interprétation est plutôt bonne, de Georges Marchal à Suzanne Flon. Symboliquement, Annabella, de retour d'Hollywood, et qui ne tardera pas à se retirer, fait face à une nouvelle venue, déjà convaincante : Jeanne Moreau. C'est l'un des seuls intérêts du film que celui de la voir effectuer ses premiers pas devant la caméra.