Pierre voudrait empêcher Béatrice de se rendre à une mystérieuse soirée. Mais la jeune fille rejoint ses amies tandis que Pierre a maille à partir avec deux individus louches. Le deuxième film d'Edouard Molinaro commence par un texte déroulant alertant sur les nombreuses disparitions de jeunes femmes séduites et victimes de la traite des blanches. A vrai dire, le thème n'est là que comme prétexte à un film noir assez mal fagoté. Son scénario est pour le moins bâclé avec des dialogues d'Albert Simonin qu'on a connu plus inspiré. Les femmes sont plutôt maltraitées dans ce film qui semble confondre érotisme et sadisme. La fusillade de fin est le passage le plus grotesque mais on ne saurait pour autant qualifier Des femmes disparaissent de navet intégral. Les méchants y sont plutôt réussis (Jacques Dacqmine et le trop rare Philippe Clay) et la beauté d'Estella Blain fait regretter sa carrière trop mince, terminée par un suicide, un nouvel an, à l'âge de 51 ans seulement.