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le 22 juil. 2025
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Ce qui frappe d’emblée, quand on est habitué – et sensible – au cinéma de James Benning, c’est la brièveté de chaque plan ici. Quelque soit son projet, j’ai besoin d’investir le cadre, la...
Ce qui frappe d’emblée, quand on est habitué – et sensible – au cinéma de James Benning, c’est la brièveté de chaque plan ici. Quelque soit son projet, j’ai besoin d’investir le cadre, la respiration, la profondeur de champ et l’ambiance sonore, chez Benning. Le temps joue en faveur du plan, il me semble. Cette succession de plans courts masque la pensée et oriente notre regard. D’autant plus que – et là aussi c’est un fait rare chez lui – la parole est présente, sinon omniprésente. Pas sous forme de dialogues certes mais au moyen d’une voix off répertoriant 93 dépêches du New York Times sur l’Utah (on y parle du mormonisme, de l’histoire des Amérindiens, des armes chimiques installées à Salt Lake City ou des essais nucléaires) chaque fois datées de la parution de l’article (de 1852 à 1992) et par ordre chronologique. Le procédé est à la fois très systématique et ne rend pas grâce aux images, à ces lieux, à l’Utah, qui semble traverser le temps, de façon immuable. Reste un imposant comparatif journalistique entre les époques et tout de même une plongée visuelle dans les grandes terres désertiques américaines et à travers l’Histoire de l’Etat de l’Utah autrefois nommé Deseret, alors sous un régime théocratique créé par les pionniers mormons mais qui n’a jamais été reconnu par le gouvernement.
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le 22 juil. 2025
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le 22 juil. 2025
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