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10 critiques
La référence
La référence en matière de cinéma lesbien... Tous les ingrédients d'un bon film s'y trouvent... De merveilleuses actrices, un beau décor, une belle histoire que je n'ai pas du tout envie de spoiler,...
le 15 nov. 2020
En 1959, alors qu'une professeure de littérature new-yorkaise se rend à Reno dans le but de divorcer, elle prend une chambre chez une femme, qui a une belle-fille homosexuelle, et qui ne va pas tarder à jeter son dévolu sur cette personne de 10 ans de plus qu'elle.
Desert Hearts, tiré d'un roman éponyme, a eu toutes les galères du monde à se monter ; la réalisatrice a mis cinq ans pour le produire, mais elle voulait absolument le faire, car étant elle-même homosexuelle, elle voulait raconter une histoire d'amour lesbienne sans les clichés inhérents au genre, dans un grand respect. Le film est clairement une réussite, porté par l'interprétation de ses deux actrices principales, Helen Shaver et Patricia Charbonneau, que je trouve remarquables, car on voit chez la première que l'amour entre personnes du même sexe est proche de la science-fiction, tandis que pour l'autre, elle voudrait aimer, mais les conventions sociales de l'époque l'en empêchent. D'où l'importance de cette brève rencontre, qui fait penser à Carol ou La vie d'Adèle, dans le sens où cet amour va être comme un révélateur pour l'une et une confirmation pour l'autre. Le tout à travers des paysages désertiques, qui renvoient au road-movie auquel le film renvoie régulièrement, mais il y a quelque chose de l'ordre de l'incandescent dans cette très belle histoire.
On voit aussi que la réalisatrice évite d'en faire des caisses, et que la seule scène de sexe entre les deux femmes est filmée avec une certaine grâce, sans qu'on aille jusqu'au pornographique, mais c'est avant tout l'expression de leurs sentiments qui compte avant tout. Desert Hearts avait eu un (petit) retentissement à sa sortie, pour parler d'une histoire d'amour homosexuelle sans gros traits, mais depuis lors, il a eu son importance dans la communauté LGBT, au point que pour ses 40 ans (en 2026), il a eu droit à une ressortie en salles, et qu'il est reconnu comme étant l'un des plus justes sur l'amour féminin. Ce qui est une belle revanche pour Donna Deitch, qui n'a signé que ce film pour le cinéma, car elle s'est ensuite réfugiée dans le documentaire, le direct-to-vidéo, et surtout les séries télé où elle a été une mercenaire.
Créée
le 9 mars 2026
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9
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