Film mexicain un zeste déroutant, par le sujet, les choix esthétiques(longs plans-séquences se focalisant sur ce que voit le père, ellipses, refus de l'épanchement mélodramatique, prologue"in medias res obligeant le spectateur à recomposer en tragédie antique le fait-divers de départ. Ajouter à cela un dialogue parcimonieux, père et fille étant des taiseux( la fille subit les mauvais traitements sans en parler, le père, à l'opposé de l'ogre de J CHESSEX ne supporte pas que l'on parasite une recette pae des bavardages gênant l'écoute des ingrédients).Bref ce cuisinier est un PUR; entre ces 2 pers-clés LUCIA( à rapporter à lucile, lucide, lumière) morte dans un accident de voiture, peut-être distraite par la leçon de conduite donnée à sa fille; Au final, des pers blessés et désorientés;
VIOLENCE, EXPIATION, culpabilité et rituel purificatoire: père et fill eont fui les lieux, s'installent à Mexico; les cènes de la vie ordinaire s'enchaînent: la fille depuis peu prend du cannabis, riende grave mais doucement l'implicite de la culpabilité affleure; dès lorsq il suffit d'un peu d imprudence et de passivité, pour que la machine infernale de l'humiliation se mette en branle: le glaive relayé par une arme high-tech: l'iphone; elle laise filmer ses ébats clandestins avec une inconséquencez voulue; le document fait le tour du lycée; et tout va crescendo jusqu'à sa mort présumée: cheveux tondus, harcelements divers, simulacre d'anniversaire qui tourne à l'empiffrage trash (on pense à SALO de Pasolini) viols supposés pendant une fête: elle est à terre, subit les avanies les plus hideuses. Mais comme le phénix(ah le phénix, très important comme chez l'ami Carax!!)elle revient à chaque foiis, impose sa présence, souillée et sans porter les stigmates de cet avilissement en règle impposé par ses condisciples d'un lycée bourgeois(ce qui élude la lecture sociale)Elle a fait des bourreaux(d'une façon très bressonnienne, et Franco dit toute son admiration pour bresson) les instruments acidentels de sa rédemption; résumons:paradoxalement en s'enfonçant dans la souillure consentée, elle se pirifie jusqu'au moment-cle où elle se juge digne de prendre le bus et réintégrer la maison de la morte; letout culminant dans cette noyade nocturne évitée de peu qui sanctionne la fin de l'expiation par un bain lustral
Violence antique et réalisme:: elle a un caractère éruptif et déviant(faire le détour par les textes de Girard): les filles inaugurent les sévices lors d'un jeu qui tourne mal; ces ados sont des grenades hystériques; les scènes sont filmées longuement mais sans complaisance; pas de larmes chez la vi_ctime ôtaged'une victimisation au carré: trauma de la mère morte dans l'accident et séquelle de sévices; Face à cela l'institution gardienne des pulsions, en théoriie, pas davantage que la police, coincée par le minorat des bourreaux, nagissent;
le Tragique, Anouilh et la mythographie; 2 films sortent en simultané et evoquent Les Pièces NOIRES D'ANOUILH(Resnais et reactivation du mythe orphiqueet Despuès....)on retrouve bien des échos du choueu : cette solitude abyssale qui exile les 2 protagonistes dans un terrible quant à soi: nulle explication psychologisante à la petite semaine, nul déficit de paroles et d'amour(là n'est pas le sujet): ils sont dans l'indicible; incapables de partager l'horreur; ils ne peuvent qu'agir ou subir; reviennent aux actes de la hordes: primitifs par la douleur; on est comme chez Kadaré, en Albanie, Omerta, rachat du sang: la fille couverte d'immondices choisit l'évasion par le martyre jusqu'à ce qu'elle puiisse retouner chez la mère, dont la mort est moins dite que montrée par le vide des appartements loés; mais la distance ne garantit de rien; le heros tragique ne peut sauver autrui;l'une revient, l'autre fuit doù ces longs-plans dans le pick-up!il ne vérifie rien, prend en filature le père et le le fils condamnés, et sans émotion, l'exécute, le jette à l'eau; on a glosé sur ce long plan-séquence fixe du père ramant dans la barque, hérmétique comme un marbre; on croit qu'il va eprouver du remords mais on n'est pas à Holywood ni dans le drame impur: les actes s'enchaînent selon la dictée du Fatum; la destination du justicier est facile à deviner, en route vers un hors champ infilmable puisque c'est le paysage de sa mort imminente!! superbe!!!!!et sous-évalué,as usual!
Jean-pierreGay
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le 3 févr. 2013

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Jean-pierreGay

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