Après un premier film original et un deuxième suivant le pas avec beaucoup plus de panache et d'efficacité, voilà que le réalisateur James Wong revient derrière la caméra pour signer un troisième opus. Bonne nouvelle donc, le metteur en scène ayant scénarisé et réalisé le premier film, on est en droit de s'attendre à du lourd pour cette nouvelle mouture. Hélas, si on n'est jamais mieux servi que par soi-même, force est d'admettre que le deuxième film a bel et bien tout donné pour la franchise et que ce troisième ne lui arrive visiblement pas à la cheville...
Peu innovant, le scénario recycle une fois encore les bases instaurées depuis le premier long avec désormais des indices au sujet des prochaines victimes situés sur des photos mais dont le traitement s'avère indubitablement idiot, faisant tomber cette classique histoire un tant soit peu intéressante dans du gros n'importe quoi. Rien de bien original donc, que ce soit au niveau de l'histoire peu maîtrisée ou les personnages désormais clairement caricaturaux avec au programme deux débilo-bimbos, un black sportif, deux gothiques et un relou dingue de fesses... Du déjà-vu de crétinisme adolescent des 80's qui n'a pas vraiment sa place dans un film de 2006.
Pareillement, la série de meurtres/accidents est hélas plutôt décevante, la mort de nos chers rescapés ne satisfaisant que les amateurs hardcore du genre, l'originalité et la férocité des deux précédents opus ayant ici disparu, excepté pour une séquence d'UV qui dégénère. Pour le reste, nous ne devrons nous mettre sous la dent que quelques accidents bateaux comme des clous dans la tête ou encore une tête écrabouillée, sanglant mais déjà vu. Rien de bien mirobolant donc.
Quant à la scène d'introduction censée être époustouflante, elle fait pâle figure comparée au carambolage de l'épisode précédent : ennuyeuse et peu impressionnante, elle est en quelque sorte à l'image de ce film aux airs de déjà-vu, aux dialogues insipides et répétitifs agrémentés d'effets spéciaux pas toujours réussis. En somme, Destination Finale 3 s'avère regardable mais reste terriblement décevant et n'égale pas ses prédécesseurs, que ce soit l'originalité du premier opus ou l'efficacité du deuxième.