Nick et ses amis assistent à une course automobile lorsque celui-ci à une prémonition cauchemardesque (la course vire à l’horreur, avec des voitures propulsées dans les tribunes, des morts par dizaine et surtout, ses amis tous décimés un à un). Il parvient de justesse à les faire sortir de la tribune, mais on n’échappe pas aussi facilement à la Mort…
Pour ce 4ème opus de la franchise, on retrouve David R. Ellis, responsable de l’excellent (et mémorable) second volet, avec sa cultissime scène de carambolage sur l’autoroute. Pour cette énième suite, le film rentre dans une nouvelle dimension, avec la 3D relief (c’est le 1er film de la franchise à avoir été tourné en 3D, bien que l’idée avait déjà été envisagée pour le 3ème opus, mais trop compliqué à mettre en place à l’époque).
Avec David R. Ellis aux commandes, on était clairement en droit de s’attendre à ce qu’il fasse mieux que James Wong avec le 3ème chapitre, sauf qu’il n’en sera rien. Le scénario est particulièrement désolant, mais le pire revient à l'absence totale de charisme de la part de l'ensemble du casting (c’est d’ailleurs assez terrifiant de voir ce non-jeu d’acteurs face caméra), sans oublier que leurs personnages ne sont absolument pas développés. Ajoutez à cela des VFX (des CGI surannés) qui ont terriblement mal vieilli et paraissent même datés avant l’heure.
On comprend assez vite que le principal intérêt du film repose sur sa 3D relief (c’était d’ailleurs redevenu à la mode entre la fin des années 2000 et le début des années 2010), sauf qu’il ne suffit pas de nous en mettre plein la vue pour pleinement satisfaire. On sent que tout est prétexte pour nous foutre de la 3D en pleine gueule (pêle-mêle, on y retrouve un tournevis, une roue de stock-car, une bouteille de gaz, un bouchon de champagne, …). Bref, rien d’extraordinaire, bien au contraire.
Si le scénario manque cruellement d’originalité, il en sera de même pour les nombreuses mises à mort qui ne parviennent même pas à éveiller en nous ne serait-ce qu’un regain d’intérêt, hormis devant celle de
la piscine (lorsque Hunt se fait aspirer les entrailles par le cul)
ou celle de
l’escalator (lorsque Lori finie en charpie),
mais hélas, pour le reste, les séquences sont assez ridicules ou insignifiantes.
Cette énième suite repose uniquement sur un gadget (la 3D) dont on se serait bien passé. Avoir succombé à cet effet de mode au détriment du scénario était une bien belle connerie.
(critique rédigée en 2009, actualisée en 2025)
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La franchise au complet :
│ Destination finale (2000) ★★★☆
│ Destination finale 2 (2003) ★★★☆
│ Destination finale 3 (2006) ★★☆☆
│ Destination finale 4 (2009) ★☆☆☆
│ Destination finale 5 (2011) ★☆☆☆
│ Destination Finale - Bloodlines (2025) ★★☆☆