En 1944, un officier de la marine américaine est chargé d'exécuter une mission au sol ; apporter son aide à des météorologistes basés dans le désert de Gobi dans un but stratégique alors que l'armée japonaise occupe la Chine. Aidé de plusieurs scientifiques, il crée une base secrète, avec l'appui d'une troupe de Mongols, jusqu'à ce que les Japonais découvrent la base et la détruisent. C'est ainsi qu'avec les scientifiques restants, l'officier veut fuir vers la mer en passant par le désert.
Destination Gobi est le premier film en couleurs de Robert Wise, et loin de se cantonner à la guerre, on peut plus le voir comme un récit de péripéties, où les américains vont devoir s'allier avec une troupe de Mongos (avec à leur tête Murvyn Vye), qui semblent ne pas avoir de parole quant à leurs promesses, mais c'est plus compliqué que ça. Plus subtil même, avec l'officier joué par Richard Widmark, où la traversée du désert est éprouvante pour lui et ses hommes, certains devenant fous, jusqu'à leur rencontre avec l'armée Japonaise, mais cette fois de visu.
Le film est clairement sympathique, avec des personnages fouillés, même si on peut sourire aujourd'hui sur le fait que les Mongols présentés ne sont pas du cru, mais sont des Indiens issus d'une réserve américaine, et qu'on voit clairement qu'il sont maquillés pour paraitre plus bronzés et les yeux étirés. Autre époque... 1953 est aussi une époque où on ne connaissait pas le monde autant qu'aujourd'hui, il y avait sans doute un côté exotique à tout cela, jusqu'à la représentation des Japonais qui n'est pas d'une grande finesse.
Mais malgré ça, l'aventure est là, il y a un côté presque doloriste à voir ces hommes crapahuter ainsi dans le désert, pour un final dans un camp chinois où les quelques effets de maquette marchent encore.