Les gosses, ça te fait chier toute leur enfance à ne pas vouloir bouffer de légumes et une fois ados, ça t’annonce qu’ils sont devenus vegans…
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Un film affreusement monotone, susceptible de dégoûter à tout jamais les ados d'engendrer plus tard des gosses pénibles aussi pénibles qu'eux... D'où la baisse drastique du taux de natalité... Devenir parent (et ou enseignant) a tout des travaux forcés d'antan...
Comme tant d'autres acteurs, Félix Moati (1990/----) (oui, oui, le fils de Serge) a dû se dire pourquoi ne réaliserais-je pas ? Et c'est la cata : on s'ennuie à mourir tout au long de ces 85 minutes... Le thème, écrit lui aussi par le réalisateur :
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Dur, dur d'être bébé (nom d'un ancien tube du Hit-Parade... Le garçon cadet d'une petite famille a toujours considéré son frère et son père comme des exemples à suivre... Or le premier ne se remet pas d'un gadin amoureux et met en péril ses études de psychologie, le second remet en cause ses succès en médecine pour s'essayer à la littérature où il échoue lamentablement... Meilleurs vœux à tous !
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Çà semble largement autobiographique, Félix Moati ayant comme fil rouge l'absence... Comme celle d'une ancienne amoureuse disparue à jamais dans son lointain pays...
Un film nuageux : images abondantes sur fond de clopes rallumées aussitôt qu'éteintes arrosées d'alcool à gogo... Bravo pour l'exemplarité de la pub !
Aucune réalité dans des tournages impersonnels avec des plans inutiles et qui s'éternisent...
Heureusement que ce vieux briscard de Poelvoorde, engagé malgré la préférence de Moati Jr pour des "non professionnels" tient ce château en Espagne debout car pour le reste, le casting de Elsa Pharaon n'est pas une réussite et sent même beaucoup le copinage ou renvoi d'ascenseur !...
Vincent Lacoste joue du Vincent Lacoste en restant toujours dans le même registre de tronche aux lèvres maussades, comme s'il n'était jamais content de la vie.. Il lui faudrait peut-être changer de registre ? Pas une seconde je n'ai cru à son persnnage de blasé de tout...
Mathieu Capella n'arrive pas à surmonter son manque d'expérience, et point commun de beaucoup dans ce récit : beaucoup mangent leurs mots... Ici ce n'est pas grave car leurs dialogues sont quasi insignifiant et sans grande recherche, mais c'est usant à force...
D'autres acteurs vont véritablement bouche-trous et meublent les espaces vacants de l'intrigue...
Mais à quoi Moati Jr veut-il en arriver ?
La musique est dans le ton général : pépère avec un ton lugubre et toujours le même son, le même tempo, le même toc toc de batterie... On ne félicitera pas Limousine qui signe les pâles ritournelles qui submergent ce film pour rien...
Passons sur cette fin sans fin...
Bref c'était chronique d'un bide annoncé malgré les louanges opportunistes de Libération et Télérama...
Vos populi, vos dei : 93 711 spectateurs lors de la sortie en salles françaises et une rentabilité de 13% , et mondiale de 11%. Seul long-métrage du réalisateur hors facilités du téléfilm, qui depuis 2018, semble avoir compris ses erreurs...
Les chiffres parlent d'eux-mêmes !
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France 4 le 03.01.2026-