N’est pas François Truffaut qui veut, et surtout pas Arnaud Desplechin, qui pense décidément que faire réciter à François Civil des dialogues mal écrits, mal joués et sans s’être lavé les cheveux depuis six semaines, ça suffira pour faire un bon film.
Charlotte Rampling n’en finit pas d’être caricaturale dans son rôle de mentor-vampire et Nadia Tereszkiewicz n’est ni charmante, ni désarmante, ni même attachante, mais tout simplement terriblement agaçante. Alba Gaïa Bellugi tente, tant bien que mal - mais surtout mal - de sauver les meubles avec le personnage de Judith qui, bien que dessiné en deux dimensions, intrigue un peu la spectatrice entre deux roulements d’yeux exaspérés et lui arrache un sourire de temps à autre.
Les références à la Torah, cousues de fil blanc et amenées à la truelle, n’apportent aucune profondeur à la narration, bien au contraire, elles donnent l’impression d’une panne d’inspiration majeure. Même la lettre lue en regard caméra, un classique chez Desplechin, ne parvient pas à émouvoir.
Une palme d’honneur est toutefois remportée par le tout jeune Valentin Picard, qui crève l’écran à chacune de ses apparitions. Les trois ou quatre scènes dans lesquelles il est présent fonctionnent par la seule force de sa justesse et de sa maturité de jeu. On aurait aimé que tout le monde soit aussi bien dirigé…
En bref, un cinéma supposément intelligent, mais surtout résolument ennuyeux, qui me rappelle les parfaites parodies de Bertrand Goncal, sans réussir une seule fois à les égaler.
Pour en profiter : www.instagram.com/reel/DGyLxJ-qMTT/?
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