Joliment kitch.
Si vous comme moi vous êtes friand de scnénario WTF, il est très peu probable que le synopsis de Diamantino vous laisse indifférent. Je vous laisse juger par vous même :
Magnifique, candide , Diamantino est l’icône planétaire du football, héros flamboyant touché par la grâce. Quand soudain, en pleine Coupedu Monde, son génie s’envole dans les vapeurs roses de ses visions magiques, sa carrière est stoppée net. [...]. La star déchue, devenueobjet de risée nationale, découvre alors le monde – les autres. Le voilà embarqué dans maintes péripéties qui mutent en odyssée : conspiration familiale [...], manipulations génétiques délirantes, crise des réfugiés, complotisme de l’extrême-droite… [...].
Le synopsis tient toute ses promesses. On a affaire à du kitch de grande qualité, osé, esthétique, intelligent, drôle, tous ça sans jamais verser dans la surenchère. L'introduction du personnage de Diamantino est à titre d'exemple particulièrement réussi, le rose barbe à papa, les paillettes et les petits chiots rendent parfaitement justice au génie footballistique de Cristiano Ronaldo ( ou Diamantino c'est comme vous voulez).
Et…..
Et rien malheureusement. le film ne survivra pas à la déchéance de notre héros. La faute à qui/quoi ? Personnellement je pencherai pour un excès de gourmandise. Un nombre trop important de thématiques sont traités simultanément, l'auteur peine à faire tenir l'ensemble debout. Ajouté à cela une série de second couteaux insipides et anecdotiques. Et vous obtenez un film à l'image de la carrière d’Hatem Ben Arfa ou de n’importe quelle autre star prometteuse du ballon rond qui se retrouve du jour au lendemain à cirer le banc des remplaçants en ligue régionale de football Hongroise.
Verdict
A défaut d'être "génial", le film laisse néanmoins envisager d'excellentes prochaines réalisations de la part du duo de réalisateur Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt et c'est déjà pas mal.