Le titre original "El apóstata" avait le mérite de nous indiquer clairement les intentions de l'auteur : en gros le chemin de croix d'un gars qui veut se faire rayer des registres baptismaux. Or qu'en est-il alors qu'on se régalait à l'avance de voir le héros se prendre les pieds dans la bureaucratie cléricale, on se rend compte que tout cela ne prend que relativement peu de place dans un film qui part dans tous les sens. Ça se regarde néanmoins avec une certaine curiosité, il a le mérite d'être court et bien interprété. On retiendra éventuellement cet étrange club nudiste fantasmé, quant à la musique de Prokofiev (la cantate d'Alexandre Nevsky) je l'adore mais son utilisation dans ce film à quelque chose d'incongru. Bref pas de quoi s'affoler