Le film de la rencontre accidentelle et providentielle de Mario Girotti et Carlo Pedersoli, pas encore Terence Hill et Bud Spencer (ils le deviennent pour la distribution internationale de Dieu pardonne, moi pas), pour un proto-duo qui porte en lui les germes de leur succès futur. Si Bud est déjà un peu ce grand géant placide à la force herculéenne, Hill est encore pleinement dans les bottes des succédanés de Franco Nero et Clint Eastwood, cowboy taciturne et vicelard à la gâchette facile.
Le film a un intérêt limité. Le jeu des relations d'amitié vachardes et vengeresses entre les trois protagonistes principaux est sympathique (bien que très inspiré des classiques léoniens), mais cela tire pas mal en longueur à de nombreuses reprises et la photographie est vraiment très sombre dans les scènes de nuit (peut-être un défaut du master DVD vieillot). Allez, on kiffe quand même la classe de Bud, le long flashback où Terence est sans cesse poursuivi par des sbires, et la courte scène de nettoyage de PNJ dans le tripot en vue FPS.