Différente est un film qui aborde avec sensibilité le syndrome d’Asperger et cette étrange sensation d’avancer parfois à contre-courant, comme si l’on ne voyait pas le monde avec les mêmes couleurs que les autres. Un sujet qui me touche particulièrement, car cette différence, souvent difficile à expliquer, peut aussi devenir une véritable richesse.
Le film met en lumière une réalité encore méconnue : le diagnostic tardif, notamment chez les femmes, qui apprennent souvent à masquer leurs difficultés, à s’adapter et à paraître en accord avec les attentes de la société. Jenny Beth incarne avec beaucoup de justesse cette femme qui cherche à comprendre son fonctionnement, entre incompréhension, doutes et besoin d’être enfin reconnue.
Lola Doillon délivre un beau message de tolérance en montrant les préjugés, les maladresses et parfois le déni du diagnostic par les proches. Mais au-delà des difficultés, le film raconte surtout l’acceptation : accepter une autre façon de ressentir, de penser et d’exister. Cette différence, loin d’être une faiblesse, peut devenir une force, une sensibilité particulière qui permet de voir le monde autrement.
J’ai apprécié l’authenticité du film et son regard profondément humain. Quelques passages auraient mérité davantage de profondeur, mais l’ensemble reste sincère, touchant et porteur d’un beau message.
7/10 — Un film authentique et sensible sur la différence, l’acceptation de soi et cette force invisible qui naît lorsque l’on apprend enfin à embrasser ce qui nous rend unique.