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le 14 juin 2025
SuivreL'autisme pour les nuls
L'autisme pour les nuls ! Attention, ce n'est pas un jugement dévalorisant pour le film de Lola Doillon, mais la reconnaissance que le scénario fait preuve d'un didactisme qui ne cède jamais à la...
"Je refuse de croire que tu es autiste ! On ne devient pas autiste à 35 ans tout de même ! Qu'est ce que j'ai mal fait ?"
Ces mots violents sont prononcés par la mère de Katia, jeune femme sensible, timide, anxieuse, brutalement honnête, qui se sent en constant décalage avec son entourage sans en comprendre la cause.
Employée comme documentaliste dans la rédaction d'un journal numérique, elle est envoyée, contre son gré, comme dans beaucoup de scènes dans le film, par un de ses collègues journaliste, pour le remplacer sur une interview qui traite du retard de la prise en charge de l'autisme en France. D'abord réticente, elle réalise finalement que le sujet l'intéresse et l'intrigue. Sur invitation elle suit un colloque dans la foulée et décide rapidement de se faire diagnostiquer par une psychologue spécialisée après s'être reconnue dans les symptômes évoqués.
Si le film se perd parfois à vouloir traiter trop de sujets avec quelques points d'intrigue prévisibles et peu subtils, l'ensemble reste néanmoins très attachant, notamment grâce à ses deux acteurs principaux et au regard généreux et sincèrement impliqué de la réalisatrice dans le traitement de ses thématiques.
Le soulagement du diagnostic après des années d'errance et d'incompréhension, les difficultés à suivre le rythme et les besoins d'interactions sociale de son petit ami Fred, la méconnaissance générale des TSA, la stigmatisation, la culpabilisation, la peur de dévoiler son handicap au travail et à son entourage, de demander des aménagements... Tout est traité avec suffisamment d'authenticité pour qu'on ne reproche pas au film son léger déséquilibre entre les scènes d'une grande violence morale et verbale (injonctions, abus de pouvoir, moqueries... La question du consentement surplombe tout le film) et des passages plus légers teintés d'un humour décalé et bienveillant.
Un film divertissant, touchant, parfois violent et douloureux, mais qui souvent sonne juste malgré quelques maladresses, et qui espérons le, aidera à mieux faire connaître les troubles du spectre autistique et ceux qui en sont touchés.
Texte intégral d'une critique écrite pour le média Ombres & Lumière : https://www.ombresetlumiere.fr/differente-un-film-authentique-sur-les-troubles-autistiques/
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