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le 29 sept. 2026
SuivreTom Creuse
Sans spoilerEn cette période incertaine où l’enchaînement des crises s'accélère en intensité et en fréquence, Alejandro Gonzalez Inarritu déploie dans son dernier film Digger un état des lieux des...
Mais je ne me laisse pas abattre je ne dois pas perdre le narrative de mon récit.. allez deuxième tentative de titre : Diggerman : The Man of Yesterday
Ah oui ça c'est pas mal ok on peut poursuivre l'avis, lever de rideaux..
Je commence à me demander si je ne perds pas mon esprit critique après avoir ressenti un sentiment aussi neutre à propos d'un film qui polarise autant dans le positif comme le négatif
Quand j'écris neutre, je ne veux pas parler d'un encéphalogramme plat mais bien avec le recul du résultat de la moyenne de sentiments divergents
Concernant le positif, j'ai personnellement passé un bon moment, j'ai globalement bien souri à plusieurs reprises devant l'avalanche d'humour déployé, les décors et visuels qui donnent une esthétique entre le fait main et l'artificiel donne un cachet à l'ensemble, il y aurait également à dire sur l'utilisation et la superposition du montage sonore entre les récits pour permettre de connecter intelligemment des mises en abime.
A contrario le tout ressemble quand même à une belle branlette inoffensive d'un réalisateur qui se veut sauveur avec des moyens déployés qui paraissent complètement hors sol par rapport à ce qui veut être raconté ( en l'écrivant je perçois la belle ironie d'un parallèle à dresser entre Inarritu et le cher Rockwell)
Je vais prendre un exemple parmi d'autres pour appuyer l'ambivalence de mon avis
Vers la fin du film Digger craque et sort de son personnage, il râle car il trouve que la représentation qu'en fait le film est beaucoup trop ridicule et caricaturale, la réalisatrice répond que là est le but car les gens ont besoin de pouvoir rire pour pouvoir évacuer la gravité des événements qui se sont produits par le rire de la satire..
Je soupire un peu car en toute honnêteté intellectuelle à ce moment là je ne vois pas de différence avec un Marvel qui sont des films qui ont beaucoup cherché à contourner les effets dramatiques en mentionnant face caméra une critique potentielle pour la désamorcer grâce à l'effet " ahah vous ne pouvez pas nous critiquer là dessus on en a parlé à l'écran !!"
Mais le film ne s'arrête pas là et en rajoute une couche supplémentaire avec la révélation du nom du producteur qui appuie la façon dont le narrative est contrôlé et ça j'ai à nouveau trouvé ça intéressant
Bon je ne suis évidemment pas au courant de qui ni comment les budgets de la Warner sont attribués pour chaque film mais le fait que celui-ci soit le dernier gros coup avant le passage sous le pavillon de la Paramount qui sur le papier devrait opérer une réorientation politique de son curseur est délicieux sur le principe.
Puis j'imagine que plus de personnes tomberont sur cet avis que de personnes ne verront le film et mon égo explose.. C'est bon je crois que j'ai compris le message du film.. non?
Quand la fin du monde arrivera, il restera le cinéma et la caméra qui la mettra en scène.
(6,5/10)
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Classement films : 2026
Créée
le 7 oct. 2026
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le 29 sept. 2026
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