Que diriez-vous d’une visite culturelle du Paris de la Belle Époque ? C’est ce que propose Michel Ocelot à ses spectateurs dans Dilili à Paris, son dernier long métrage d’animation. Dilili, petite kanake métisse parcourt des rues qu’on pourrait croire sorties de cartes postales parisiennes et cherche à résoudre le mystère de la disparition de petites filles.
Nous voici face à un conte, ode à la culture, à la diversité et à l’égalité. Des couleurs chatoyantes captent notre regard et certaines scènes s’imprègnent alors d’une féerie sans pareil. La technique d’animation en 2D légèrement rehaussée par de la 3D, ajoute à l’aspect merveilleux, enfantin. En effet, bien que Dilili ait une grande éducation et un langage châtié elle n’en reste pas moins une enfant, et c’est ainsi qu’elle appréhende son monde. Entraînée par Aurel, protecteur et justicier de l’enfant au même titre qu’Emma Calvé la cantatrice, Dilili, comme le spectateur va rencontrer toutes les grandes figures du début de siècle français. A la manière d’un musée à ciel ouvert, Ocelot nous instruit et nous séduit en jouant avec les références.
Les figures féminines, actrices, scientifiques, sont réhabilitées, magnifiées. Elles brillent à l’image d’astres par leur esprit, leurs savoirs et inspirent Dilili, tout comme nous. Paris n’aura jamais paru si intriguant. La petite fille nous entraine dans ses merveilleuses aventures et nous fait une place à ses côtés afin de résoudre cette quête, dont on sortira assurément grandis.