Si vous n'aimez pas ce film, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul.
Un film à la Spielberg comme on en a vu des dizaines (y compris par d'autres réalisateurs).
C'est emphatique, lourd, ça coche toutes les cases du film d'aventure hollywoodien, avec la méchante agence gouvernementale musclée (mais non, pas si méchante finalement), les héros gentils qui n'ont que de bonnes intentions et sont super malins (ils arrivent toujours à échapper à la méchante agence), sans oublier les poursuites en voiture. La poésie du film atteint bravement un niveau de fin de maternelle, sans toutefois le dépasser. Tout ça au service d'une fable philosophico-religieuse étouffe-chretien.
Rien n'est plausible, ça frôle souvent le n'importe quoi, même les effets spéciaux sont visibles, mais, c'est vrai, tout ce love qui dégouline à la fin du film pourra vous tirer une petite larme (j'ai mis 2 étoiles pour cette raison).
Le film frise aussi très souvent le ridicule kitsch, quand l'un des gentils personnages voit la couleur de son iris changer pendant qu'il est possédé à distance par l'un des méchants. On pourrait y chercher une métaphore poétique, temps perdu, ça donne l'impression d'un effet destiné à être certain que le spectateur ne perde pas le fil, et ne se désespère pas à croire que la gentille serait devenue méchante.
Pourtant, au delà du vide intellectuel et esthétique, une chose me chagrine profondément dans ce film-ci. Il contribue à passer un message subliminal : on nous cache des choses. Non pas que Spielberg soit complotiste, mais l'argument qu'on nous cache des choses, bien pratique pour lancer un scénario, devrait être interdit en 2026 quand il n'est pas les thème du film. Aujourd'hui les Etats Unis sont gouverné par un dangereux clown élu, le peuple américain a renouvelé son choix d'un président qui détruit les institutions démocratiques et raconte n'importe quoi... Est-ce bien nécessaire de les encourager?
La pire guimauve fondue toute collante, c'est le thème récurrent de
l'expérimentation sur les extra-terrestres qui révulse les personnages. Les acteurs ont du mal à jouer ce dégoût, ça sonne faux, et l'idée est d'autant plus ridicule qu'il m'est impossible d'imaginer que des scientifiques se mettent à expérimenter sur des créatures manifestement plus intelligentes qu'eux!
Réplique culte:
"Tu ne m'avais pas dit que tu avais été nonne ! T'inquiète, je t'aime quand même."
Mise à jour : je viens de prendre connaissance de quelques interview données par le réalisateur qui m'obligent à baisser la note à 1. Le vide de ses propos et la déviance complotiste des thèses qu'il cherche à soutenir sont indignes de la carrière de l'un des réalisateurs les plus importants de notre temps. Je donne 1 étoile, uniquement sur le nom Spielberg, eu égard aux saines émotions qu'il a pu nous procurer par le passé.