On ne va pas se mentir, voir le père d'E.T. s'attaquer à la post-vérité à grand renfort d'extraterrestres avait de quoi laisser perplexe. Pourtant, le réalisateur démontre avec ce nouveau long-métrage qu'il a encore quelques leçons de mise en scène à donner à toute une génération de clippeurs sous perfusion de CGI baveux. La maestria technique est là, viscérale, avec des séquences d'urgence qui rappellent la grande époque du thriller poisseux.
En effet, l'atmosphère de Disclosure Day prend aux tripes, sublimée par la partition crépusculaire de John Williams. Il faut surtout saluer la performance impériale d'Emily Blunt, qui porte littéralement le poids métaphysique de l'œuvre sur ses épaules. Mais attention, l'édifice vacille dangereusement sur plusieurs fronts.
Bien que l'ambition soit immense, le vernis craque à cause d'un scénario bien trop hésitant. Et puis, il y a cette fameuse zone d'ombre autour du design originel des créatures, une anomalie de production qui rebat totalement les cartes de la révélation finale...
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