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Steven Spielberg a toujours cru à l'existence d'extra-terrestres et nous a maintes fois renouvelé son message depuis près de cinquante ans. Je fais partie des gens qui n'avaient pas accroché à Rencontre du 3e type en 1977 et qui avaient trouvé E.T. d'une mièvrerie affligeante en 1982. Les stéréotypes pesants du réalisateur, lumière bleue à profusion, bons sentiments à tire-larigot, scènes infantiles pénibles, révélaient un cinéma d'une lourdeur indiscutable et j'étais alors un réfractaire convaincu de "l'esprit Spielberg" (j'ai revu il y a peu le premier et je reste sur mon opinion). Il a depuis achevé nombre de très grands films qui ont modifié mon regard sur son œuvre et, quand il s'est risqué à revenir vers le genre extra-terrestre avec La guerre des mondes en 2005, je fus obligé de reconnaître que le bonhomme avait mûri. En ce sens, Disclosure Day est une nouvelle pierre blanche dans sa production et sa vision de l'existence extra-terrestre s'est incroyablement affinée tout en affichant ses fermes convictions. Le film renferme des scènes fortes qui, il y a cinquante ans, auraient dérapé vers les reproches pré-cités. L'artisan de quatre-vingts ans démontre ici qu'il a acquis la maîtrise du récit, du suspense et ses effets spéciaux. Le film est un formidable moment d'action, servi par des acteurs superbes, mention spéciale à Emily Blunt qui passe du tragique au comique avec une facilité réjouissante. Alors bien sûr, on aura les sceptiques qui railleront que tout cela est du pur fantasme, que les extra-terrestres "ça n'existe évidement pas", face aux autres qui rallieront le point de vue du réalisateur qui consiste à dire "pourquoi pas" ? Le sens de sa réflexion est in fine exprimé par une simple phrase dite par le personnage de la mère supérieure de l'institut chrétien où Jane (Eve Hewson) a passé plusieurs années : "S'ils n'existaient pas, pourquoi Dieu aurait-il créé un aussi vaste univers rien que pour notre minuscule planète" ?
Créée
le 15 juin 2026
Critique lue 8 fois
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