Une accumulation de clichés qui frôle la parodie involontaire

Je ne sais toujours pas si Disclosure Day se prend au sérieux ou s’il cherche à jouer la carte du second degré. Le problème est que le film enchaîne tellement de clichés qu’il finit par ressembler à une caricature du cinéma de science-fiction et de conspiration.


Dès les quinze premières minutes, le récit est particulièrement brouillon. Le spectateur est plongé dans une succession de scènes et d’informations sans véritable fil conducteur, au point qu’il devient difficile de comprendre où le film souhaite nous emmener. Cette confusion initiale ne sert ni le mystère ni l’intrigue ; elle donne simplement l’impression d’un scénario mal construit.


Le film semble vouloir rendre hommage aux grands classiques du cinéma extraterrestre qui ont fait la renommée de Steven Spielberg, mais le résultat paraît surtout daté. On y retrouve tous les ingrédients les plus éculés du genre : un État qui cache un immense secret à la population, un gouvernement prêt à tout pour préserver le mensonge, et une poignée de héros providentiels dotés de capacités presque surnaturelles qui vont révéler la vérité au monde entier. Une mécanique complotiste vue et revue, traitée ici sans recul ni originalité, ce qui la rend souvent risible.


La mise en scène n’arrange rien. Les séquences d’action s’accumulent jusqu’à la saturation : poursuites interminables contre des agents gouvernementaux plus tenaces que crédibles, rebondissements téléphonés et scènes spectaculaires sorties d’un autre âge. La palme revient probablement à cette voiture qui finit sa course en sautant d’une falaise pour atterrir dans une rivière, comme si le film cochait consciencieusement toutes les cases du manuel du blockbuster générique.


Le scénario est lui aussi bancal et incohérent. Les personnages tentent d’afficher une certaine complexité psychologique, mais ils restent pour la plupart des archétypes sans véritable profondeur. Leurs motivations changent selon les besoins de l’intrigue et certaines décisions paraissent totalement artificielles.


Enfin, le film se conclut sur un cliffhanger d’une lourdeur rare, davantage frustrant qu’intrigant. Là où une bonne fin ouverte suscite l’envie de découvrir la suite, nourrit les échanges ou laisse place à l’interprétation, celle-ci donne surtout l’impression d’un procédé facile qui tente, de manière très grossière, de prendre de la hauteur.


Au final, Disclosure Day m’a laissé l’impression d’un film qui recycle sans finesse tous les poncifs du genre. Entre son scénario confus, ses personnages peu crédibles, son discours complotiste simpliste et ses scènes d’action répétitives, difficile d’y voir autre chose qu’un divertissement maladroitement construit. Une expérience aussi grossière que risible.

Theeolc
2
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le 16 juin 2026

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