2
le 12 juin 2026
SuivreRencontres du Pire Type !
Je vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
il aura fallu quarante ans pour que Steven Spielberg réussisse son film d'extra-terrestres.
De Steven Spielberg, je n'ai guère vu que "Duel" (1972), "Les dents de la mer" (1975)
"Rencontres du troisième type" (1977), "Les aventuriers de l'arche perdue" (1981)
"A.I. Intelligence artificielle" (2001) _ quel naufrage.
et j'ai tenu dix minutes devant "Ready Player One (2021)
C'est dire combien je me suis désintéressé de ce cinéaste, me tournant vers un tout autre cinéma.
"Disclosure Day" s'ouvre comme le miroir d'un monde à l'aube d'une 3ème guerre mondiale. Quartiers généraux bourrés d'écrans, paranoïa généralisée.
Sur un solide scénario de David Koepp, enveloppé de la musique de John Williams, habité par deux acteur·rice·s les plus doué·es de leur génération, Josh O'Connor et Emily Blunt, on se (mé)prendrait à être dans un néo Hitchcock, tant tout cela est tellement mené tambour battant, la photographie laissant planer le doute quant à l'époque où nous serions, offre à la fois des chromos surannés et des images de lieux hypertechnologisés. On a l'impression d'être dans plusieurs espace-temps, cette confusion s'installe également au sein de la fiction, laissant place à des scènes troublantes. Les deux personnages principaux agissent bien ensemble, mais l'une sans vraiment comprendre ce qui lui arrive et l'autre par contre beaucoup plus avancé dans le process. C'est un film de fuite permanente, essoufflé, qui donne de nombreuses scènes d'anthologie, je pense au train. Les scènes d'extra-terrestres, en noir et blanc reprennent un peu l'esthétique de la créature de Roswell, c'est d'ailleurs montré dans le film. Le fait que lors de la divulgation, tout le monde semble le regarder sur son portable, donne une dimension universelle à l'oeuvre, on voit à un moment des Chinois qui regardent. Il y a des plans de foule, chacun ayant un portable qui brille, qui sont amples et contemplent la sidération des gens qui voient ces images. Tout autant que nous .
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 26 juil. 2026
Critique lue 9 fois
2
le 12 juin 2026
SuivreJe vais débuter cette critique par une question un peu provocante : si cette purge n'avait pas été réalisée par Steven Spielberg, mais à la place par n'importe quel réalisateur de dixième zone,...
7
le 9 juin 2026
SuivreLe nouveau Spielberg Disclosure Day était sans doute ma plus grande impatience cinématographique de l'année. Plus que L'Odyssée de Nolan, davantage que Digger le prochain Iñárritu, et au moins autant...
7
le 12 juin 2026
SuivreLes temps sont durs pour Hollywood : alors que les franchises s’enlisent, les propositions de blockbusters originaux se plantent et que ne surnagent que des biopics sans âme, même un patron de l’âge...
2
le 20 oct. 2022
Suivre"Un braquage familial hilarant" (Kombini) est écrit en haut de l'affiche et "vend" donc le film comme une comédie. J'y suis allé parce qu'il m'avait été conseillé, et parce que Tanguy Vieil est le...
10
le 31 août 2021
SuivreLa montée en puissance de Ryūsuke Hamaguchi ne cesse de s'amplifier ; « Passion » était encore joliment timide, « Senses » avait à mon goût un côté trop...
5
le 16 nov. 2022
Suivre"Tàr" est la collusion ratée entre la volonté de confronter un vieux monde (une certaine notion de la musique classique) avec l’actuel, biberonné au wokisme. Cela donne, par exemple : "Je ne joue pas...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème