Aussi stupide que soit le prétexte (allergique au Disco, pourquoi n’intervient-il pas dans le film éponyme avec Franck Dubosc ?), on se rend vite compte que malgré ses limites, le film va vouloir nous placer dans des lieux bien éclairés, avec de la musique branchée et surtout balafrer la génération disco en trucidant ses danseurs et danseuses. Rien d’intelligent, mais un concept bis rigolo, et une suffisamment bonne gestion des temps de remplissages (sans être charismatique, on s’intéresse au psychopathe, et sa progression dans la violence est plutôt bien gérée). Malgré tout, quelques petites choses l’handicapent. Quelques baisses de rythme violentes (la présentation des personnages au canada), un taux de morts finalement peu élevé (l’ambiance disco promettait pourtant des meurtres à l’ambiance stylisée, on en a finalement peu) et un sentiment global de ne pas avoir poussé le concept assez loin. Bien dommage pour un potentiel icônique pareil. Malgré tout, le film se laisse regarder sans problème, offrant même quelques truculences supplémentaires pour s’amender de ses promesses non tenues (les cercueils, la poursuite finale). C’est tout bêtement la petite récréation violente de la soirée, dont on sent le potentiel (la première scène de meurtre sous le danse floor) sans le voir malheureusement éclore. Reste une petite tentative amusante pas dénuée d’idées.