Avant tout, je tiens à remercier l’émission "Tracks" de m'avoir permis de découvrir ce petit bijou québécois. Quand j'ai su qu'il était question d'un type ne pouvant réprimer ses pulsions meurtrières à l'écoute d'un morceau de disco, j'ai su que ce film allait être un chef-d'oeuvre.
Au vu de l'aspect visuel du film (couleurs saturées et image granuleuse) et de son sujet, je m'attendais à une grosse parodie des série B cradingues des années 70 / 80, comme peuvent l'être l'excellant "Father's Day" ou encore le bien nommé "hobo with a shotgun". Mais j'ai été surpris de voir à quel point le premier degré est présent dans ce film. Alors certes, le film est absurde. C'est inévitable. Mais même quand le tueur massacre deux donzelles sur fond de Plastic Bertrand, on a presque l'impression de se trouver devant un véritable film d'horreur avec les mêmes trames scénaristiques classiques du genre et un humour mis en retrait.
Finalement, en dehors de son sujet principal, discopathe n'est pas si drôle que ça. Mais il n'en ai pas décevant pour autant. L'ensemble est franchement bien réalisé, pleins de bonnes idées dans la mise en scènes des meurtres et calque parfaitement les imperfections de ces vielles série B à la "Maniac" et "Henry, portrait d'un sérial killer".
Comble du luxe, Discopathe a réussi à me faire aimer le disco ainsi qu'à réaliser que faire du gore sur du Roni Griffith n'est pas forcément si absurde.