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Si l'ambition d'Ali Asgari était de prolonger la charge frontale amorcée avec Chroniques de Téhéran, Divine Comédie s'abîme tristement dans une mollesse déconcertante. L'œuvre se rêve en brûlot politique, mais n'en offre qu'une déclinaison pâle et anémiée, le réalisateur peinant à retrouver le courage et l'incisivité de ses précédents travaux. L'absurdité de la censure et la bêtise institutionnelle ne transparaissent que par de brefs à-coups, diluées dans un bavardage stérile qui étouffe toute tentative de causticité. L'ébauche de comédie, pourtant annoncée par son titre, se révèle si inerte qu'elle échoue à arracher le moindre rictus.
Là où son propre cinéma parvenait jadis à disséquer le réel avec une acuité mordante, le geste d'Asgari brille ici par son impuissance. Le film revendique l'audace d'un manifeste indépendant, mais s'embourbe dans un discours de surface. Il s'apparente in fine à l'écho lointain et verbeux d'une indignation qui a perdu de sa superbe, incapable d'incarner cinématographiquement la gravité de son sujet.
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il y a 2 jours
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