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le 9 nov. 2025
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Long et lourd, trame narrative intéressante mais pas claire, vulgarité gratuite mais pas subversive donc juste ridicule. Belle animation cependant.
Les réalisateurs ont deux sources d'inspiration. D'une part, le livre « Le marteau du Diable » ou « Le marteau des sorcières » ou « Malleus maleficarum », traité de démonologie (1487) des Dominicains et inquisiteurs Henri Institoris (1436-1505) et Jacques Sprenger (1436-1496), qui énumère les interventions du Diable et apprend à les reconnaitre. D'autre part, un procès, qui s'est déroulé en 1691, en Livonie, alors sous domination suédoise (pays qui, du XVIe s au début du XXe s, recouvrait le nord de la Lettonie et le sud de l’Estonie), à Wenden (Cēsis actuellement, à 88 km au nord-est de Riga), celui d’un voleur, au cours duquel témoigna un homme de 80 ans, Thiess, se disant loup-garou mais luttant contre le Diable (se qualifiant de chien de Dieu) en lui dérobant les récoltes qu’il avait prises aux paysans (parallèle avec les riches allemands occupant auparavant la Livonie). Malheureusement, les 2 frères Ābele ont sacrifié le fond à la forme en ayant recours à un esthétisme gothique flamboyant mâtiné d’esprit potache pipi-caca, se voulant provocateurs avec des scènes de fornication. En outre, l’histoire traine en longueur (1h32) avec trop de scènes gratuites, illustratives uniquement de l’ambiance glauque (émasculation d’un loup-garou géant sur une plage pendant le générique de début, marécages putrides, cadavre pourrissant, etc.) alors que l’histoire originelle du procès et la description de paysans alcooliques et délateurs, d’un seigneur obsédé sexuel en vue d’avoir un héritier et un pasteur sadomasochiste aliéné par la religion (il vénère une paille de la crèche de Jésus) se suffisaient à elles-mêmes sans en rajouter. Qu’aurait fait Michel Ocelot, qui sait être irrévérencieux [« Les trois inventeurs » (1980)] et même grivois [« Les quatre vœux » (1987)] d’un tel matériau ?
Créée
le 12 oct. 2025
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le 9 nov. 2025
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