Dolly est le 1er volet d'une série de 3 films d'horreur teintés de comédie trash.
Alors oui, il va méchamment souffrir de la comparaison avec son glorieux aîné "massacre à la tronçonneuse" : les ploucs crapoteux, les situations perturbantes et les images tremblotantes.
Mais il serait dommage de réduire le film à un énième succédané de l'œuvre de Tobe Hooper.
En effet, après avoir digéré sa principale source d'inspiration, "Dolly" prend ses distances avec le quotidien crasseux de la célèbre famille de dégénérés en ne laissant qu'un seul chtarbé. Son objectif n'est de plus d'améliorer son ordinaire mais de faire mumuse avec une progéniture adoptée à l'insu de son plein gré….
Pour cela, la grosse brute affublée d'un masque de poupée utilise la méthode de la douche écossaise en procédant à des mutilations diverses suivies de gentilles papouilles. L'absurdité de la situation devient alors une sorte de moteur comique qui fait apparaitre Dolly comme une gentille maman protectrice.
Enfin, le film se permet quelques moments assez gore (le gentil qui se trimballe presque tout le film avec sa mâchoire sur la poitrine ou l'exécution à poing nu d'un gros mastard) où la finesse n'est pas de mise.
Le tout dure 1 heure et 17 minutes et l'on n'a pas le temps de s'ennuyer , ce qui milite en faveur d'une certaine indulgence même si pour l'originalité, on repassera.