Rod Blackhurst confirme qu'il est un orfèvre de l'isolement. Avec DOLLY (2025), il nous enferme dans un écrin de papier peint défraîchi pour autopsier une culpabilité qui ne dit pas son nom. On est loin du train fantôme pour adolescents prépubères ; ici, la mise en scène est d'une rigueur clinique, portée par une photographie qui semble avoir été trempée dans l'azote liquide.
Fabianne Therese livre une performance habitée, presque animale, face à un casting secondaire (dont un Seann William Scott étonnamment sobre) qui semble errer comme des spectres dans cette demeure labyrinthique. Bien que le film maîtrise ses silences et son sound design oppressant, une question demeure : le récit ne finit-il pas par s'effondrer sous le poids de sa propre ambiguïté ?
Certains choix de montage dans le dernier acte soulèvent des doutes sur la cohérence globale de l’œuvre, laissant planer une zone d'ombre sur les intentions réelles du climax. Entre traumatisme réel et projection mentale, où s'arrête la vérité de DOLLY (2025) ?
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