Si le premier film Doom, sorti en 2005, pouvait au moins se targuer de disposer d’une mise en scène parfois efficace, donnant lieu à quelques idées plutôt effrayantes – un regard sort de l’obscurité, puis un visage, enfin le monstre –, tel n’est plus le cas de ce Doom : Annihilation sorti quatorze ans plus tard mais qui semble pourtant plus âgé à considérer ses effets numériques et les déguisements dans lesquels gigotent des acteurs. Toujours pas de scénario à l’horizon, mais ce ne serait pas grave – allons bon ! – si le potentiel vidéo-ludique de l’œuvre originale était retranscrit. Il n’en est rien, et le spectateur est contraint de déambuler de couloir jaune en couloir rouge, de pièce en pièce sans jamais avoir le sentiment de progresser ou que le piétinement en dépit de l’action relève d’une quelconque stratégie narrative. La clausule nous réveille, trop tard, sous le forme d’un grand n’importe quoi fort drôle mais qui ne justifie en rien le visionnage de ce film indigne et trop long, beaucoup trop long pour ce qu’il a à nous montrer, c’est-à-dire des gros plans sur des acteurs mauvais et des mutants qui sautent partout dans un entrepôt désaffecté, visiblement en redressement judiciaire.