Le film est assez austère, minimaliste, comme un téléfilm policier tentant de montrer l’humain et le professionnel derrière l'uniforme tout en présentant les malfrats comme des dangers publics abstraits victimes de leur condition, de la société ou de la pression de leur hiérarchie dans le cas de flics sous enquête de flics.
Et puis je m’aperçois que ce film va traiter du sujet épineux des gilets jaunes, sujet enterré sous une montagne de communications, d’embrouilles et d’exploitations de la crise suivante, méthode privilégiée de nos dirigeants actuels.
Et qu’en plus de ça on va regarder frontalement un des cas de mutilations qui se sont particulièrement multipliés sur tous types de manifestants pendant cette période.
Intéressant… le milieu du cinéma parisien aurait décidé de ne plus occulter cette répression effectuée contre le/la français/e moyen des campagnes, des villes moyennes, travailleur, contributeur, qui roule en diesel et qui commençait à demander bruyamment « où va le pognon, vous servez à quoi ? ».
En réalité point de moment de bravoure ni de courage dans ce traitement mis à part pour évoquer que « le gouvernement a eu la trouille et il a envoyé toutes les polices dans l’impréparation ».
On en revient à un schéma déjà vu du professionnel intègre victime de sa petite hiérarchie et du coupable protégé par la loi et la politique du « pas de vagues ».
On nous conte un cas d’école où l’enquêtrice est devant un dilemme impossible puisqu’elle serait partiale de par son poste de policière qui enquête sur des policiers, sa famille dans la police et à l'opposé par ses liens sociaux indirects avec la victime étant originaire de la même région.
Léa Drucker dans le cadre imposé s’en sort bien et elle réussit à nous garder attentif jusqu’à sa confrontation déceptive avec sa mère fouettarde.
Conclusion, il vaut mieux regarder des vidéos de chats, rester une bonne mère et ne pas trop réfléchir à la mécanique globale à l’oeuvre.
Ouf la ménagère ou le spectateur lambda ne sera pas choqué puis oubliera ce téléfilm dès le lendemain.