Deux soeurs vivent des vies diamétralement opposées : l'une est une grande dame, riche à millions, récemment veuve, l'autre, simple manucure, n'a ni argent ni espoir. Ne lui reste qu'une alternative : se suicider ou tuer sa soeur et se faire passer pour elle. En plein âge d'or du cinéma mexicain, alors dominé par Emilio Fernandez, Roberto Gavaldon frappe un grand coup avec La otra, mélodrame macabre, fortement teinté de gothique. De twists en révélations successives, le ton est à l'outrance et l'oeuvre semble aujourd'hui kitsch à souhait. Mais délicieusement et brillamment. Dolores del Rio trouve ici un écrin parfait pour exprimer tout son talent de tragédienne.