Entre son esthétique influencée par Bava et le ciné gothique anglais, la symbolique omniprésente du 7e art naissant, cette thématique archi-Coppola-esque d'inexplicable connexion fataliste par-delà l'espace et le temps (un immense thème de cinéma forcément), Winona Ryder au faîte de sa carrière et la musique toujours aussi merveilleuse du trop rare Wojciech Kilar (parfaite dans la tension dramatique comme dans le romantisme tragique), cette adaptation très personnelle du "Dracula" de Bram Stoker ne pouvait que transcender avec les années ma passion d'ado pour le film et se tailler une place d'honneur dans ce classement, en dépit de ses maladresses et de ses excès. Et puis Tom Waits en Renfield... 'nuff said.