En attendant, non pas Godot, mais que le film démarre

Ça commence comme un film de Ken Loach ou de Mike Leigh, se focalisant sur 2 femmes habitant 2 maisons mitoyennes de plain-pied : Elsie [Brenda Blethyn, 80 ans, qui jouait dans « Secrets et mensonges » (1996) de Mike Leigh], habitant sa maison depuis 50 ans, veuve, et Colleen (Andrea Riseborough, 44 ans), 35 ans, célibataire vivant d’aides sociales, en compagnie de sa chienne Saber (race ressemblant à un Staffordshire Terrier, donc pouvant faire partie de la catégorie 1, soumise à législation sur les chiens dangereux). Il ne se passe pas grand-chose et Colleen, constatant que les aides à domicile d’Elsie ne font pas de zèle concernant la toilette, le ménage et la cuisine, décide de l’aider sans se faire payer. Un documentaire aurait suffi. Mais il s’agit d’une fiction, d’où l’attente du spectateur. C’est la venue du fils d’Elsie, John (vivant loin, dans le nord de l’Angleterre), qui va précipiter les choses. Enfin, mais au bout de 60 mn (sur une durée de 1h38). Quel manque de concision ! Y a-t-il un monteur dans la salle ? Qualifié de thriller, on est loin de « La main sur le berceau » (1992) de Curtis Hanson. Quant au titre, le prologue [citation de James Thurber (1894-1961) ?] y fait référence : « Les libellules ont la vie trop courte tandis que celle des anges est trop longue ». Comprenne qui pourra ! Idem pour les 2 récompenses obtenues au 36e festival du film britannique de Dinard, dont le Hitchcock d'Or, qui confirmerait l’adage, « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois ».

bougnat44
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le 20 déc. 2025

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