J'avais vu le film pour la première fois en 2017, à une époque où j'étais encore jeune et impressionnable et ça avait plutôt bien marché. Voilà ce que j'en ai pensé en 2026, pratiquement 9 ans plus tard :
Le couple Ryan Gosling et Carey Mulligan qui se lance des regards mielleux sur fond de musique d’ambiance méditative est vraiment insupportable.
Même quand le couple mange dans un resto, ils se fixent en disant trois mots chacun sur une musique digne de Koyaanisqatsi, comme si on était en train de contempler quelque chose de mystique ou d’ultra contemplatif.
Cette façon de filmer le vide et le visage de Ryan Gosling dénué d'expression comme si il était profond finit par sonner creux, et donne surtout l’impression que le film force constamment l’émotion au lieu de la laisser émerger naturellement.
En plus de ça Ryan Gosling se comporte avec tout le monde comme si il était le plus gros dur à cuire de la planète, mais à mes yeux, il n’est malheureusement pas crédible. Son mutisme et sa posture figée ressemblent plus à une pose ou à une caricature qu’à un véritable personnage crédible.
La réalisation et la mise en scène paraissent prétentieuses, les personnage parlent lentement et laissent 10 secondes de blanc entre chaque phrases comme si ils lisaient un psaume de l'ancien testament.
Comparé à la trilogie Pusher ou à Bronson que j’ai adorés, Drive a l’air de se prendre complètement au sérieux. L'ironie dramatique qui faisait le charme de ses précédents films n'est plus du tout présente ici.
Points positifs : ça se passe a L.A et c'est quand même bien filmé donc on a droit a des belles images de temps en temps et a part le couple Gosling/Mulligan tout le reste du casting est très bon.
Donc voilà, je ne sais pas ce qui est arrivé à Nicolas Winding Refn entre Bronson et Drive mais je n’ai pas retrouvé ce qui m’avait fait rêver dans ses films précédents.
Malheureusement, Only God Forgives et les films suivants semblent suivre la même direction. Certains disent qu’il s’est juste amélioré, moi j’ai plutôt l’impression qu’il a un peu pris le melon.