simili-technothriller qui essaie (un peu en vain) de jouer des codes de la traque d’une femme tds.
Les plans drone sont cependant joliment filmés et le cadre « Séminaire de rénovation architecturale » nous permet d’investir des lieux sordides à la lueur de la lune mais aussi très cools.
L’anthropomorphisation du drone fonctionne (même si j’ai quand même plus d’affect pour Rubber petit pneu de mon cœur).
La conclusion aurait mérité à Un développement plus conséquent. En effet, dans un monde où on est obsédé par la domination réelle ou supposée (ou à venir) des machines sur les hommes, on nous rappelle naïvement et justement que c’est surtout une question d’usage. Inutile de disserter sur les usages qu’en fait une société voyeuriste, patriarcale (même si je pense que le film va jusqu’à la définir masculiniste) et obsédée par les mythes et réalités des meandres d’internet - toujours pensé comme vecteur et non comme cause du vice.
Le parti pris est naïf et peu subtil mais il a le mérite d’être là et le film, bien que bancal dans son écriture, bénéficie d’une réal esthétique.