Dune
7.3
Dune

Film de Denis Villeneuve (2021)

Je ne connais pas le roman, donc je reçois l’histoire et le film tels quels.

A travers ce film on se dit que l’imaginaire humain est sans limite. Il est capable d’inventer toujours du nouveau tout en s’inscrivant dans ce qui s’est déjà fait, Tolkien étant la référence majeure de tout ce qui se fait dans l’invention de nouveaux mondes. Ce film et cette histoire, ce n’est ni Star Wars, ni le Seigneur des anneaux, ni les Avengers, ni Blade Runner, ni Game of Thrones, ni quoi que ce soit d’autre qui appartient au monde de la science fiction et de la fantaisie. C’est une création originale, un monde cohérent avec ses planètes, ses peuples, ses langues, ses coutumes, ses religions. Un monde froid, dur, âpre. Pas d’humour ici pour détendre l’atmosphère…

Dune est une expérience sensorielle avec ses moments d’onirisme ; la musique entêtante et arabisante de Hans Zimmer ; l’atmosphère à la fois chaude conférée par les teintes ocres, et froide conférée par les teintes métalliques ; les paysages naturels de roches, de sable, de gorges profondes ; la manière de suggérer, plus que de montrer : nous ne voyons pas ce qui se cache sous le sable… Expérience sensorielle à laquelle on se laisse prendre ou non.

Dans cet univers :
* un jeune homme en quête d’identité, habité par des songes qu’il cherche à comprendre et explorant ses facultés hors normes ;
* une jeune fille dont la voix et le récit ouvre le film, qu’on voit peu par la suite, mais dont on pressent l’importance qu’elle aura dans le 2e volet.

Je ressens le besoin de voir la suite pour me faire vraiment un avis sur cette histoire. Pour l’instant, bien que j’aie passé un bon moment, je reste sur ma faim et je pressens que le plus important reste à venir en espérant que je ne serai pas déçue… Mais à priori, je ne devrais pas l’être puisque Denis Villeneuve a envisagé ainsi les deux volets de l’histoire :

J’envisage Dune comme une déclaration d’amour au cinéma sur grand écran. C’est comme cela que le film a été rêvé, conçu et finalisé. Mais cette histoire est trop complexe pour être racontée en un seul opus, et pour moi, malgré les difficultés – car il s’agit du film le plus important et complexe de ma carrière –, Dune est comme un avant-goût, un hors d’œuvre de la deuxième partie qui reste à venir, et qui sera le plat principal.

Créée

le 24 oct. 2021

Critique lue 89 fois

abscondita

Écrit par

Critique lue 89 fois

9

D'autres avis sur Dune

Dune

Dune

4

Wlade

le 2 janv. 2024

Suivre

Dune sans relief

Décidément, les blockbusters de nos jours s'engouffrent tous dans les mêmes qualités et les mêmes (gros) défauts. La manière dont "Dune" est de nouveau adapté au cinéma, en 2021, est un excellent cas...

Dune

Dune

9

B_Jérémy

le 15 sept. 2021

Suivre

Blockbuster d'auteur époustouflant !

Je fais des rêves. Sur une fille d'Arrakis. J'ignore ce que ça signifie. Les rêves font de belles histoires. Ce qui compte c'est quand on est éveillé. Dis donc, tu as pris du muscle. Ah...

Dune

Dune

5

Goomba_KingSize

le 16 sept. 2021

Suivre

Une traversée du désert

En préambule, je tiens à préciser que je n'ai ni lu le roman, ni vu la première adaptation de 1984. Je me considère également comme étant profane en matière de cinéphilie. Non pas que je déteste le...

Du même critique

Pinocchio

Pinocchio

9

abscondita

le 26 déc. 2022

Suivre

Pinocchio : le héros de la désobéissance

J’attendais impatiemment ce Pinocchio : d’une part la version de Disney est l’une des réalisations du studio que j’aime le moins en raison du côté très moralisateur de l’histoire, d’autre part je...

Le Comte de Monte-Cristo

Le Comte de Monte-Cristo

9

abscondita

le 30 juin 2024

Suivre

"Je suis le bras armé de la sourde et aveugle fatalité"

Le Comte de Monte Cristo est une histoire intemporelle et universelle qui traverse les âges sans rien perdre de sa force. Cette histoire d’Alexandre Dumas a déjà été portée plusieurs fois à l'écran...

Le Dictateur

Le Dictateur

10

abscondita

le 23 avr. 2022

Suivre

Critique de Le Dictateur par abscondita

Chaplin a été très vite conscient du danger représenté par Hitler et l’idéologie nazie. Il a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. Il commence à travailler sur le film dès 1937. Durant...