4
le 22 juil. 2017
SuivreSinking Private Nolan
Voir Nolan quitter son registre de prédilection depuis presque 15 ans, à savoir le blockbuster SF ou du super-héros, ne pouvait être qu’une bonne nouvelle : un écrin épuré pour une affirmation plus...
Par temps clair, les côtes anglaises sont à bout de doigts. Quand tu plisses les yeux depuis les côtes françaises, tu peux dessiner le contour de leurs falaises blanches.
Mai 40. Bataille de Dunkerque : ça a été autre chose de les atteindre.
D9 - Touché-coulé over and across the Channel. Evacuation en apnée pendant 1h47 et du très grand Nolan !
Trois points de vue. La plage et sa jetée. La mer. Les airs. Trois temporalités. One week. One day. One hour. Trois groupes d'hommes individualisés au milieu des 400 000 britanniques à rapatrier. Une construction elliptique époustouflante, pleine de bruit et de fureur, qui immerge le spectateur en pleine débandade, dans un étau de feu et d'amertume. L'angoisse se nourrit du détail.
Peu de dialogues. L'épure Nolan, à la Bresson. Toutefois, cet échange : - Ecoute, c'est un Spitfire ! - Comment est-ce que tu sais que c'est un Spitfire, tu n'as même pas regardé ?! - Moteur Rolls-Royce Merlin, le plus beau son qu'on puisse entendre dans de telles circonstances...
Des scènes aériennes incroyables, la RAF au premier plan ; les silhouettes des Messerschmitt en ligne de mire ou dans le sillage, toujours à distance, dans la lumière unique de la Côte d'Opale.
On sent d'autant mieux la pression de l'ennemi qu'il est invisible. A peine trois casques allemands en flou qui traversent l'écran de fin.
La musique de Hans Zimmer est l'élément clé d'une mise en danger qui surgit de partout et n'a pas de répit.
On attend la détente avec la marée haute. Les plans panoramiques sont magnifiques. Film sur péloche, pas de numérique. La longue plage blanche de Dunkerque avant l'ouverture miraculeuse des eaux. Un moment pour la survie.
Un peu chiche sur les crazy frogs qui sont au front de l'opération, mais ce n'est pas non plus un documentaire.
Créée
le 9 avr. 2020
Critique lue 185 fois
4
le 22 juil. 2017
SuivreVoir Nolan quitter son registre de prédilection depuis presque 15 ans, à savoir le blockbuster SF ou du super-héros, ne pouvait être qu’une bonne nouvelle : un écrin épuré pour une affirmation plus...
4
le 22 juil. 2017
SuivreJ'ai pleinement conscience de l'extrême prudence, de la taille des pincettes qu'il me faut utiliser avant de parler sans enthousiasme excessif d'un film de Christopher Nolan, tant ce dernier a...
5
le 20 juil. 2017
SuivreMr Nolan fait du réalisme spectaculaire. C'est sa marque de fabrique et force de reconnaitre qu'il le fait plutôt bien en règle générale. Mais à vouloir limiter les effets au profit de l'image, du...
10
le 5 avr. 2020
SuivreQuand Alfonso Cuarón (qu’on ne présente plus) s’offre le luxe de recréer la maison de son enfance dans le quartier de Colonia-Roma à Mexico et d’y revivre presque une année entière, de 1970 à 1971,...
9
le 9 avr. 2020
SuivreAmin, sénégalais, et Gabrielle, française, se rencontrent, s'ouvrent l'un à l'autre dans une curiosité bienveillante et s'aiment un court instant. Une intrigue simple, resserrée dans l'espace-temps,...
8
le 9 avr. 2020
SuivreQu'est-ce qui me vient au moment de résumer le premier western 100 % corned beef du français Audiard ? Un "Pourquoi j'ai mangé mon père" à l'époque du wild wild west. Comme dans le roman énauuurme de...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème