Tout commence par un silence. Il faut attendre une bonne quinzaine de minutes pour entendre les premiers vrais dialogues. Oui, car ici, les images se suffisent à elles seules.
Nolan nous offre une nouvelle œuvre pleine d'intensité, et à la photographie exceptionnelle. Les scènes de bombardements et de batailles aériennes nous font ressentir une pression affolante. A chaque nouvel avion qui survole les airs, on reste ébahis. Ici, l'ennemi est dans les airs et s'apprête à envahir la plage dunkerquoise. On ne le voit qu'à travers les avions et les bombardements, mais jamais à découvert.
Raconter un tel épisode de la seconde Guerre Mondiale, souvent boudée par le cinéma contemporain, est une idée bonne, mais je déplore le manque d'éléments clés sur cette opération Dynamo (où sont les français ?). La guerre prend dans ce long-métrage, un caractère "épique", que je trouve un peu dérangeant. L'intrigue passe un peu à côté, au profit de l'esthétique, toujours décorée d'une bande-son magistralement angoissante signée Hans Zimmer.