Ebony and Ivory
4.6
Ebony and Ivory

Film de Jim Hosking (2024)

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Troisième film de Hosking qui poursuit son ascension vers un monde bizarre très personnel.


Je n'ai pas assez de souvenir de son second film, mais j'ai l'impression qu'ici, il délaisse les célébrités pour faire quelque chose d'encore plus hermétique, de moins séduisant. On est dans le délire pur : deux personnages, musiciens qui doivent collaborer, sauf que, même si la bande son est sympa et donne lieu à de drôles de séquences, la musique n'a pas tellement sa place dans les dialogues. Les deux personnages vont simplement se jauger, s'analyser l'un l'autre pour savoir si une collaboration à l'avenir serait possible. Ils parlent beaucoup. Enfin, beaucoup, c'est vite dit, parce que la plupart du temps ils répètent les mêmes phrases. Et quand enfin y a un peu d'action, ça tourne au drame infernal : les deux hommes, jouant nu face à la mer, sont déboussolés quand l'un d'eux se met à souffrir, ils doivent alors rentrer chez eux, la longue queue entre les jambes. Et le film se termine peu de temps après ça (avec tout de même un happy ending, ouf).


Difficile de savoir quand il faut rire, l'auteur expérimente simplement. C'est bizarre, c'est comique, mais c'est aussi un peu malsain, un peu plat aussi. Il en ressort un inconfort qui peut susciter le rire au choix. Le rythme est aléatoire aussi, franchement, on ne s'y attend pas à cette escapade nudiste.


La mise en scène comporte aussi des idées bizarres, comme cette arrivée de Ebony sur la plage, avec ce pano qui n'arrête pas. Globalement, c'est du champs contre champs, sans doute parce que c'est un film fauché, ou pas. Je ne sais vraiment pas ce qu'il y a dans la tête du réalisateur. En tous cas il a peu d'éléments mais il en joue bien. Et il n'insiste jamais, dans le sens où il va pas faire des gros plans pour dire 'regardez comme c'est drôle' mais plutôt pour dynamiser sa mise en scène. Par exemple, la première fois qu'on aperçoit un bout de sexe, on se dit : non mais... c'était une bite ça ??? une bite énorme alors, on revient en arrière, on regarde... oui c'est une bite, plan suivant, on voit mieux. :o :o :o


Bref, c'est un film bizarre. Et je me demande vraiment ce que l'auteur va nous pondre la prochaine fois, car j'ai l'impression qu'il est de plus en plus dans sa bulle, ce qui permet d'avoir des films assez unique. Mais est-ce qu'un producteur voudra encore l'aider sans qu'il ne mette un peu d'eau dans son vin ? L'avenir nous le dira.

Fatpooper
7
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le 15 mars 2026

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Fatpooper

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