Le coq d'or ne présente pas un scénario très original, hormis le fait qu'il se déroule dans le milieu des combats de coq, mais le savoir-faire de Roberto Gavaldón et la qualité de la photographie du grand Gabriel Figueroa offrent une certain hauteur à l'ensemble. Le film est surtout prétexte à illustrer divers aspects de la culture populaire mexicaine et la production n'a pas lésiné, en particulier, sur les costumes et les chansons traditionnelles, au point qu'il s'agit presque d'une comédie musicale. Précisons qu'à l'époque la condition animale n'était pas vraiment un sujet aussi sensible qu'aujourd'hui. Fier comme un coq mais pauvre hère qui n'aura qu'un temps le droit de caresser le rêve mexicain, le héros du film est éclipsé par la prestance de la chanteuse Lucha Villa qui trouvait là son premier rôle important au cinéma.